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 [b]Le Dbat d'ides[/b]

         
magic




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: 01/02/2008

: [b]Le Dbat d'ides[/b]    13 2009 - 8:14

Le dbat d'ides, qu'est ce qu'un dbat?
Discussion (= conversation comportant une composante argumentative importante) entre des personnes qui ne sont pas du mme avis, propos d'un objet de discours particulier et se droulant dans un cadre prfix. Echange disciplin. Sont en partie prdtermins la longueur du dbat, la dure et l'ordre des interventions, le nombre des participants et le thme de l'change. Le dbat comporte en gnral un public et un modrateur charg de veiller son bon droulement.

Il se caractrise par un dispositif nonciatif plus complexe que celui des changes privs : un premier niveau, les dbatteurs se parlent, occupant alternativement les fonctions mettrice et rceptrice, le modrateur intervient, qui assure la fonction de structuration de l'change, un second niveau les auditeurs/spectateurs coutent et voient les participants du premier niveau et sont confins leur rle de purs rcepteurs, tout en tant souvent les principaux destinataires des propos tenus: dans certains dbats, il s'agit moins pour le dbatteur de convaincre l'adversaire que le public (trope communicationnel). L'instance de rception est htrogne, et il revient au dbatteur de grer au mieux cette htrognit.

Le dbat ne vise pas toujours l'accord; il s'oppose en cela la discussion (= dialogue o les interlocuteurs recherchent honntement et sans parti pris la meilleure solution un problme controvers, o chaque partie est prte modifier son opinion si on lui apporte des arguments pertinents). Dans le dbat lectoral, lors de l'affrontement de l'avocat et de l'accusation devant un tribunal, il n'est pas question que les points de dpart soient remis en cause chez chaque partie. Ils sont au contraire dfendus jusqu'au bout, les concessions, quand elles interviennent, concernant quelques aspects accessoires qui permettent de mieux assurer l'essentiel. La confrontation n'a pas pour objet l'tablissement de la vrit (cf. le dialogue platonicien) mais le succs dans le combat. C'est un discours apparent la querelle (= forme de dialogue o chaque acteur s'en prend verbalement l'autre; qui nat dans un climat d'enttement ou d'agressivit qui dgnre; o aucune des parties n'est prte changer d'opinion, mme devant une rfutation argumente et convaincante. Chaque acteur veut vaincre, voire humilier l'autre), l'objectif de chacun des participants tant de l'emporter sur l'adversaire en utilisant des arguments logiques ou non. Mais il diffre de la querelle, en ce sens que l'objectif rel des parties en prsence est d'impressionner une troisime partie, juge ou auditoire, qui se prononcera sur la valeur des arguments utiliss. Contrairement la querelle encore, le dbat est rgi par des rgles parfois prcises son ouverture. Le dbat n'est donc pas un dialogue ristique. Sa nature mixte associe des lments de la discussion d'autres de la querelle.

Au cours d'un change cependant, on peut observer le glissement d'un type de dialogue un autre : des procds comme l'attaque 1, l'argument ad hominem, l'injure, l'intimidation font driver le dbat vers la querelle.

Le dbat est une pratique sociale : son exercice est le monopole de personnes spcialement habilites cet effet (cf. le discours oratoire, le plaidoyer, le discours de la magie). Il est soumis autorisation. Pour pouvoir prendre la parole, il faut possder une qualit, tre membre ou reprsentant d'un groupe. Il est de plus limit quant sa dure, son objet, le moment o il peut avoir lieu : il existe en cette matire des coutumes et des rglements. L'change n'est pas libre, les carts hors du sujet sont sanctionns d'un rappel l'ordre; on ne doit pas sortir de la question. Le langage du dbat se distingue de l'expression individuelle spontane

"Organiser un dbat d'ides puis en faire un compte rendu qui sera publi dans le journal du lyce.

Le projet vise :
- Transfrer les savoir faire acquis par l'tude du texte argumentatif (polmique).
- Dvelopper la capacit de prise de parole l'oral.
- Rinvestir les acquis en technique d'expression.
- Permettre le rapprochement avec d'autres disciplines, la science, la technologie.

ELABORATION DU PROJET.
Comptences l'oral:
- Prendre position
- Dialoguer pour confronter des points de vue:
Gestion du temps
Gestion du dbat (polyphonie)
Prendre en compte le destinataire.
Comptences l'crit:

- Reconnatre les discours argumentatifs.
- Les figures de style: antithse, ironie, concession
- Compte rendu: synthse du dbat.

Evaluation diagnostique:
Organiser un dbat oral autour d'un thme en tenant compte des motivations des lves (ngociation)
Consigne: rdiger le compte rendu de ce dbat.
Remarque:
- un diagnostic sera tabli ce qui permettra d'orienter les objectifs de chaque squence.
- l'apprenant reprendra son compte rendu pour un rinvestissement des acquis chaque fin de squence
(grille d'valuation prvoir).

SEQUENCE I: La polmique
Comptence installer chez l'apprenant: Apprendre rfuter un argument dans le cadre de la polmique.
Dgager les arguments et les contre arguments.
Points de langue:
- Arguments d'autorit
- Distinguer les diffrents types d'arguments: l'illustration (passages narratifs, citations).
- Concession, opposition, restriction).
Expression orale:
Demander aux lves de donner leurs propres arguments sur le mme thme
(La peine de mort).
Evaluation formative: Rdiger une rfutation d'une thse avance
Feuille de route: Retour l'crit: compte rendu de l'valuation diagnostique (auto correction)

Squence II: Dvelopper les capacits de prise de parole l'oral.
Support: un support audio visuel.
Comprhension:
- Dgager le thme.
- Dgager la thse et l'antithse
- Les partenaires (parties opposes)
Trace crite: Transcrire les notes prises l'oral.
Points de langue: euphmisme, emphase, verbes d'opinion, la modalisation.
Evaluation formative: Proposer aux apprenants une srie d'images interprter.
Squence III: Le compte rendu du dbat (synthse)
Faire lire plusieurs textes sur un thme donn avec des points de vue diffrents.
Dgager les diffrents points de vue, les arguments avancs et les classer dans un tableau.
Activits:
- les verbes expressifs.
- le style direct et indirect.
- les marques de la subjectivit.
Expression crite:
Faire la synthse des diffrents points de vue et arguments avancs.
    
balkis



: 5
: 46
: 2890
: 05/01/2009

: : [b]Le Dbat d'ides[/b]    23 2009 - 18:29

faut-il consacrer des sances entires aux cours de syntaxe ? si non comment faire pour enseigner le discours direct et indirect par exemple?
    
semmaa nacera



: 5
: 39
: 1401
: 06/02/2013

: : [b]Le Dbat d'ides[/b]    19 2013 - 12:31

Pour et contre le progrs

Personne, assurment, ne songe nier de nos jours, les bienfaits que le progrs de la science et de la technique a provoqus. En effet, les connaissances se sont tendues bien au del de ce que l'on aurait os nagure encore rver: l'conomie a pris un essor vertigineux; les conditions de vie se sont considrablement amliores; bien des souffrances peuvent prsent tre soulages et bien des maladies guries; la mort elle mme a, en quelque sorte, recul.
Cependant on ne croit plus prsent que la science est capable de tout expliquer ou qu'elle puisse, par elle mme assurer, d'une faon gnrale le bonheur des hommes. D'autre part, on fait aussi remarquer que ses bienfaits ne servent pas tous et qu'ils n'existent tout compte fait, que pour une minorit de gens, groups peu prs uniquement dans les pays "dvelopps" d'Europe et d'Amrique. Enfin, certains critiques vont plus loin encore. La science d'aprs eux , entranerait plus de mfaits que de bienfaits et les arguments qu'ils invoquent ne laissent pas d'tre impressionnants: les effets terrifiants des armes scientifiques les plus rcentes et le risque de destruction qu'elles font peser sur l'humanit; l'ampleur des pollutions rsultant du dveloppement technique et les dommages irrversibles qu'elles infligent l'environnement; le rythme inhumain impos la vie dans le cadre de la "socit de consommation" dont l'avnement est li l'essor de l'conomie et donc au progrs scientifique.
La seule rponse que nous pouvons faire des accusations aussi graves est videmment, que la science ne doit pas tre tenue pour responsable de toutes les consquences qu'on en tire. Elle n'est qu'un instrument. Son utilit ou sa nocivit dpendent en ralit de l'homme lui-mme, des buts qu'il lui propose, de l'usage qu'il en fait.
Extrait de la revue : L'HISTOIRE CONTEMPORAINE. Ed. Hachette.
    
semmaa nacera



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: 06/02/2013

: : [b]Le Dbat d'ides[/b]    19 2013 - 12:32

Pour et contre le progrs

Personne, assurment, ne songe nier de nos jours, les bienfaits que le progrs de la science et de la technique a provoqus. En effet, les connaissances se sont tendues bien au del de ce que l'on aurait os nagure encore rver: l'conomie a pris un essor vertigineux; les conditions de vie se sont considrablement amliores; bien des souffrances peuvent prsent tre soulages et bien des maladies guries; la mort elle mme a, en quelque sorte, recul.
Cependant on ne croit plus prsent que la science est capable de tout expliquer ou qu'elle puisse, par elle mme assurer, d'une faon gnrale le bonheur des hommes. D'autre part, on fait aussi remarquer que ses bienfaits ne servent pas tous et qu'ils n'existent tout compte fait, que pour une minorit de gens, groups peu prs uniquement dans les pays "dvelopps" d'Europe et d'Amrique. Enfin, certains critiques vont plus loin encore. La science d'aprs eux , entranerait plus de mfaits que de bienfaits et les arguments qu'ils invoquent ne laissent pas d'tre impressionnants: les effets terrifiants des armes scientifiques les plus rcentes et le risque de destruction qu'elles font peser sur l'humanit; l'ampleur des pollutions rsultant du dveloppement technique et les dommages irrversibles qu'elles infligent l'environnement; le rythme inhumain impos la vie dans le cadre de la "socit de consommation" dont l'avnement est li l'essor de l'conomie et donc au progrs scientifique.
La seule rponse que nous pouvons faire des accusations aussi graves est videmment, que la science ne doit pas tre tenue pour responsable de toutes les consquences qu'on en tire. Elle n'est qu'un instrument. Son utilit ou sa nocivit dpendent en ralit de l'homme lui-mme, des buts qu'il lui propose, de l'usage qu'il en fait.
Extrait de la revue : L'HISTOIRE CONTEMPORAINE. Ed. Hachette.
Pour et contre le progrs

Personne, assurment, ne songe nier de nos jours, les bienfaits que le progrs de la science et de la technique a provoqus. En effet, les connaissances se sont tendues bien au del de ce que l'on aurait os nagure encore rver: l'conomie a pris un essor vertigineux; les conditions de vie se sont considrablement amliores; bien des souffrances peuvent prsent tre soulages et bien des maladies guries; la mort elle mme a, en quelque sorte, recul.
Cependant on ne croit plus prsent que la science est capable de tout expliquer ou qu'elle puisse, par elle mme assurer, d'une faon gnrale le bonheur des hommes. D'autre part, on fait aussi remarquer que ses bienfaits ne servent pas tous et qu'ils n'existent tout compte fait, que pour une minorit de gens, groups peu prs uniquement dans les pays "dvelopps" d'Europe et d'Amrique. Enfin, certains critiques vont plus loin encore. La science d'aprs eux , entranerait plus de mfaits que de bienfaits et les arguments qu'ils invoquent ne laissent pas d'tre impressionnants: les effets terrifiants des armes scientifiques les plus rcentes et le risque de destruction qu'elles font peser sur l'humanit; l'ampleur des pollutions rsultant du dveloppement technique et les dommages irrversibles qu'elles infligent l'environnement; le rythme inhumain impos la vie dans le cadre de la "socit de consommation" dont l'avnement est li l'essor de l'conomie et donc au progrs scientifique.
La seule rponse que nous pouvons faire des accusations aussi graves est videmment, que la science ne doit pas tre tenue pour responsable de toutes les consquences qu'on en tire. Elle n'est qu'un instrument. Son utilit ou sa nocivit dpendent en ralit de l'homme lui-mme, des buts qu'il lui propose, de l'usage qu'il en fait.
Extrait de la revue : L'HISTOIRE CONTEMPORAINE. Ed. Hachette.
    
 
[b]Le Dbat d'ides[/b]
          
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